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La Statue de la Liberté

Published on 11 août 2010

Quand la Liberté éclaire le monde

La statue de La Liberté est l’un des emblèmes des Etats-Unis. C’est aussi le symbole le plus visible d’une amitié franco-américaine qu’elle proclame haut et clair depuis plus d’un siècle dans le port de New York.

Ce 28 octobre 1886, dix mille invités officiels et tout un peuple enthousiaste se pressent à l’inauguration de La Liberté éclairant le monde érigée sur Bedloe’s Island, à l’entrée de la rade de New York, pour commémorer le rôle de la France dans l’indépendance des Etats-Unis. Le Congrès à voté un crédit spécial, « à condition que pas un dollar n’en soit employé à l’achat de tabac ou de spiritueux ».

Heureusement, la libre entreprise est là pour pallier les marques du service public, et l’on assure que la foule pourra tout de même fumer et se rafraîchir à volonté... Quand le voile tombe, révélant les proportions inouïes de ce monument - 46 mètres de hauteur de la base au sommet du flambeau, pour un poids de 200 tonnes, ce qui en fait l’oeuvre la plus gigantesque jamais construite dans ce genre - une acclamation s’élève. Elle salue le sculpteur, Frédéric Auguste Bartholdi, un Alsacien de 52 ans, bien connu des Américains pour la statue de La Fayette qu’il leur a donnée dix ans plus tôt, et des patriotes français pour son colossal Lion de Belfort en grès rose. Préfabriquée à Paris au terme d’une souscription lancée par l’OEuvre franco-américaine, la statue est en cuivre repoussé, supporté par une armature de fer conçue par Gustave Eiffel, père de la célèbre tour. Coulée et martelée dans l’atelier de MM. Gayet-Gauthier, elle a été acheminée outre-Atlantique en quelque trois cents pièces détachées, pour y être reconstituée sur le piédestal de granit de 25 mètres d’élévation bâti grâce à une collecte réalisée en Amérique.

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