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Charles Lindbergh 1902-1974

Published on 15 novembre 2007
« Ce n’est pas seulement deux continents que vous avez unis, mais les coeurs de tous les gens de la terre... »

II est 22h19 ce 21 mai 1927 quand le Spirit of Saint Louis atterrit sur l’aérodrome du Bourget, près de Paris. Pour la première fois, un homme vient de relier l’Amérique à la France par la vole des airs. « Je fais demi-tour, réduis légèrement les gaz et commence à descendre lentement [...] Je décris un cercle. Oui, c’est un aérodrome. J’aperçois un morceau d’aire bétonnée devant une grande porte à moitié ouverte. [...] Je suis à 400 mètres de la piste. Je réduis les gaz et vire pour entamer ma présentation. » Charles Lindbergh, que ses compatriotes américains ont affectueusement surnommé « Lindy-la-chance », se pose doucement sur la terre de France. Il vient de réussir le premier raid aérien New York Paris sans escale : 5 807 kilomètres, parcourus en trente-trois heures et vingt-sept minutes, à la vitesse moyenne de 188 kilomètres à l’heure.

Douze jours plus tôt Nungesser et Coli ont disparu à bord de leur Oiseau-blanc en tentant la traversée de l’océan dans le sens Europe-Amérique, mais la foule qui se presse sur le terrain du Bourget salue sportivement le vainqueur de l’Atlantique : "La réception que me fit le peuple français ne peut se résumer (...) Quant je tournais au dessus de l’aérodrome, il ne m’était pas venu à l’idée que l’embouteillage des voitures était en rapport avec mon arrivée. Je ne pouvais pas savoir que des milliers d’hommes et de femmes briseraient tous les barrages pour accourir vers moi quand mes roues toucheraient le sol. Je venais à peine de couper l’allumage quand les premiers atteignirent ma carlingue. En une seconde, l’espace fut plein de têtes au-dessus de moi. On criait indéfiniment mon nom, avec un accent étranger, de tous les côtés... »

Accueilli par Myron T. Herrick, ambassadeur des Etats-Unis, le jeune pilote américain, né à Detroit en 1902 dans une famille d’origine suédoise, déchaîne l’enthousiasme des Parisiens. Le jour de sa réception à l’Hôtel de Ville, près d’un demi-million d’admirateurs font une hale d’honneur sur le passage de sa voiture. Il reçoit l’accolade des maréchaux Foch et Joffre ; le président Gaston Doumergue lui remet la Légion d’honneur, tandis que le général Gouraud lui déclare : « Ce n’est pas seulement deux continents que vous avez unis, mais les coeurs de tous les gens de la terre, dans l’admiration du simple courage d’un homme qui accomplit de grandes choses... »

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