Skip to main content

La France à l’Assemblée générale de l’O.N.U.

Published on 28 septembre 2014
Déclarations du Président de la République, François Hollande

Débat d’ouverture de la 69ème session de l’Assemblée générale - Intervention de M. François Hollande, Président de la République

New-York, 24 septembre 2014

Madame la Présidente,

Mesdames et Messieurs les Chefs de délégations,

Vous comprendrez qu’aujourd’hui je m’exprime devant vous avec une émotion particulière, puisque l’un de mes compatriotes vient d’être lâchement assassiné en Algérie par un groupe terroriste lié à « Daech ». Il s’appelait Hervé Gourdel, c’était un homme plein d’enthousiasme qui aimait la montagne et qui pensait pouvoir se livrer à sa passion en allant dans le Djudjura, en Algérie. Il a été capturé et il a été décapité. Voilà ce que le terrorisme fait. Il ne le fait pas qu’à la France. Il y a encore quelques jours, c’étaient les Américains, Anglais, qui étaient touchés par la même barbarie.

Ces groupes, et ce groupe-là, « Daech », ne frappent pas simplement ceux qui ne pensent pas comme lui. Ils frappent des musulmans, ils frappent des populations civiles, ils frappent des minorités. Ils violent, ils tuent. Voilà pourquoi, le combat que la communauté internationale doit mener contre le terrorisme ne connait pas de frontières. Et c’est le même drapeau qui doit être porté, celui des Nations Unies, celui des valeurs pour lesquelles cette organisation a été fondée : la dignité humaine, la liberté.

Le regard que nous devons avoir sur le monde de demain, un monde de justice. La France est pleinement engagée dans ce combat-là. Elle l’a été en Afrique quand elle a été appelée au Mali ; elle a été rejointe heureusement par beaucoup de pays africains, européens, maintenant les Nations Unies. La France est engagée chaque fois qu’il y a un risque. Mais aujourd’hui, c’est en Irak et en Syrie que cette menace existe. Elle ne concerne pas que cette région, puisque le groupe « Daech » a décidé non seulement de conquérir des territoires, imaginant fonder un Etat. Mais ce groupe menace l’ensemble du monde, en provoquant des attentats, en organisant des enlèvements, en recrutant des combattants venus de tout le monde pour les former, pour leur montrer la barbarie dont ce groupe est capable afin qu’ils le reproduisent, ce sinistre mouvement du terrorisme dans nos propres pays.

C’est parce que cette menace existe non seulement pour la région mais pour le monde que la France a entendu répondre à l’appel des autorités irakiennes pour que nous puissions leur prodiguer d’abord une aide militaire à travers la fourniture d’armes, c’était au mois d’août dernier, mais aussi à travers un appui maintenant aérien pour éviter que le groupe « Daech » continue puisse continuer sa progression.
Nous voulons l’affaiblir. Nous voulons le réduire, mais nous savons aussi que tant qu’il n’y aura pas un règlement de la crise syrienne tous nos efforts risquent d’être réduits, d’où l’enjeu non pas simplement de faire qu’il y ait une action contre le groupe « Daech » mais aussi une solution politique. Nous nous soutenons, la France, l’opposition syrienne, l’opposition démocratique. Nous la considérons comme la seule représentante légitime du peuple syrien. Et là-dessus, nous ne transigeons pas et nous ne faisons aucun compromis parce qu’il y aurait menace. Le régime de Bachar Al-Assad mérite tout autant d’être condamné car il est complice de ce qui s’est produit en Syrie depuis trois ans, 200 000 morts et combien de personnes déplacées.

Mesdames et Messieurs,

La France vit une épreuve à travers la mort, l’assassinat d’un de nos compatriotes, mais la France ne cède jamais devant le chantage, devant la pression, devant les actes barbares.

Au contraire, la France sait qu’elle est attendue, la France sait qu’elle porte des valeurs, la France sait qu’elle a un rôle à jouer et elle n’y renoncera jamais et la lutte contre le terrorisme va être poursuivie, amplifiée autant qu’il sera nécessaire, dans le respect du droit, dans le respect aussi de ce qu’est la souveraineté des Etats car nous ne nous trompons pas lorsque nous agissons, nous le faisons toujours dans le respect des principe des Nations Unies.

Je voulais vous parler aussi d’autres régions du monde qui connaissent également des menaces pour notre propre sécurité. Je voulais parler de l’épidémie Ebola, parce que je sais combien elle touche nos amis africains .Mais là encore, regardons au-delà même de ceux qui sont touchés.

Qui peut imaginer que l’épidémie restera confinée dans quelques pays si nous n’intervenons pas ? Là aussi, la menace est globale. Là encore, la réponse doit être globale. Et donc la France, l’Europe, le monde doivent apporter aux pays qui sont touchés par cette épidémie, à la fois les soins nécessaires, la protection indispensable, l’aide économique qui est attendue. Parce que là aussi, s’il y a la moindre faiblesse, le moindre manquement à la solidarité, ce seront tous nos pays qui seront touchés.

Mesdames et Messieurs,

J’étais venu aussi devant vous pour vous parler de ce qui se passe en Europe, à côté de l’Europe, de ce qui s’est produit en Ukraine, avec des manquements là aussi à des principes du droit international. Mais l’enjeu aujourd’hui, même en Europe, c’est la paix et de faire en sorte que le cessez-le-feu qui est intervenu puisse se transformer en un règlement durable de ce conflit. Aucun continent n’est épargné, par aucune menace. Tour est fragile, tout est précaire, tout est vulnérable. A nous d’avoir la même conscience des risques, des dangers, des périls qu’au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. A nous de penser qu’il n’y a pas simplement à faire un devoir de mémoire mais un devoir d’avenir. A savoir quel monde nous voulons.

Le monde que nous voulons, et c’est le dernier point que je veux ici évoquer, doit être celui d’un changement climatique. Parce que le désordre actuel, là aussi, menace non seulement notre génération mais bien sûr celle qui nous suivra, menace notre propre sécurité, car il y a aujourd’hui plus de déplacés à cause du dérèglement climatique qu’à cause des guerres qui sont pourtant, hélas, tellement intenses, tellement meurtrières sur notre planète.

La France a pris là aussi ses responsabilités. Elle a décidé d’organiser la conférence sur le climat en décembre 2015. Je me félicite qu’ici même, grâce au Secrétaire général BAN Ki-moon, il y ait eu ce sommet qui a permis de mobiliser les consciences, les Etats, les institutions financières, les entreprises, la société civile, de nombreuses manifestations ont eu lieu. Parce que nous devons réussir la conférence de Paris, non pas parce que c’est à Paris mais parce que c’est le rendez-vous qu’a le monde avec lui-même. Il y a des instants, des périodes dans l’histoire où nous pouvons décider, décider non pas simplement pour nous-mêmes, mais décider pour l’humanité. Ce moment-là est venu. A Paris, nous devons tout faire pour qu’il puisse y avoir un accord global, un accord qui puisse être contraignant, qui puisse être différencié selon les niveaux de développement, qu’il puisse y avoir ce fonds vert auquel la France a consacré un milliard de dollars pour les prochaines années. Je souhaite que d’autres pays nous suivent parce que nous avons besoin de ce fonds vert pour permettre à des pays qui n’ont pas le niveau de développement de pouvoir assurer leur croissance et en même temps la transition énergétique.

Mesdames et Messieurs,

C’est un moment triste que je vis aujourd’hui au nom de la France, que les Français éprouvent mais c’est un moment aussi de sursaut et de responsabilité. Pour le monde, pour la planète, nous devons lutter contre le terrorisme. Nous devons agir pour la paix. Nous devons réduire les inégalités. Nous devons faire aussi notre devoir par rapport aux générations futures, faire que Paris soit un succès pour le climat et faire que les Nations unies puissent être toujours fidèles au mandat qui leur a été donné au lendemain d’une guerre, une guerre terrible. Mais nous sommes encore devant des défis. Nous sommes sûrs de les relever si nous sommes unis pour nous rassembler et ainsi emporter cette victoire.

Merci


Conseil de Sécurité des Nations Unies - Déclarations du Président de la République, François Hollande

New York, le 24 septembre 2014

Monsieur le Président,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames Messieurs,

Chers collègues,

Je voudrais d’abord remercier le Président Obama et l’ensemble des membres du Conseil de sécurité pour vous être associés à la peine du peuple français dans l’épreuve qu’il traverse.

En effet, Hervé Gourdel, qui était un ressortissant, qui allait faire son loisir préféré, de la montagne en Algérie, était retenu comme otage depuis dimanche et il a été assassiné, dans des conditions effroyables, puisqu’il a été décapité.

Ce n’est pas la première fois que la France est touchée par des actes terroristes et elle n’y a jamais cédé. Elle en sort à chaque fois plus forte et plus solidaire. D’autres pays aussi ont été frappés par cette barbarie. Il y a encore quelques jours, deux Américains, un Britannique, ont été traités de la même façon, aussi cruelle. Et il n’y a pas de nationalité qui compte, toutes les victimes du terrorisme méritent le respect et méritent l’hommage que nous devons à leur mémoire. Il n’y a pas de religion qui compte. Toutes les victimes sont égales devant, hélas, la brutalité du terrorisme.

Le terrorisme n’est pas une réalité nouvelle, depuis des années nous l’affrontons, mais il a pris une dimension, il a une prétention. Il veut conquérir des territoires, il veut organiser des Etats, il veut soumettre des populations, il frappe des populations civiles, des femmes, des enfants. Il a de nouveaux noms, il ne s’appelle plus seulement al-Qaïda ou Aqmi, mais Boko Haram ou « Daech ». Justement, « Daech » est l’incarnation la plus récente de cette folie terroriste. Son caractère est nouveau en ce sens qu’il a la volonté de conquérir, et aussi d’attirer un nombre croissant de nos concitoyens où qu’ils soient, pour rejoindre ce combat. Il attire des populations souvent jeunes et de toutes nationalités. Et pas simplement comme il est dit souvent d’origine musulmane. Même si l’islam n’a rien à voir dans ce combat.

Aucun de nos pays n’est à l’abri ; aucun, même lointain. Il y a des tentations et il y a Internet qui fait que le réseau s’organise. Chaque jour, des hommes, des femmes et mêmes des enfants, des familles entières partent pour rejoindre le combat de « Daech ». Et c’est une mise en cause de notre propre sécurité. Tout à l’heure, le président Obama parlait de 15 000 combattants étrangers. Parmi ces 15 000, il y a 1 000 Français - ou résidant en France - en Syrie et en Irak, et ce chiffre est en augmentation de 50 % depuis le début de l’année. Ce qui est vrai pour la France est vrai pour l’Europe toute entière.

Donc notre réponse doit être globale ; elle doit être rapide et elle doit être durable. D’abord nous devons prendre des mesures dans chacun de nos pays. La France de ce point de vue a adapté sa législation et un texte est en discussion au parlement. Il vise à prévenir, à empêcher le départ d’individus, à les interdire même, quand il y a des raisons sérieuses de penser que le déplacement a une finalité terroriste. Il y a aussi une volonté de mettre en cause la propagande terroriste sur Internet et les sites qui appellent à la haine seront fermés. Enfin, notre législation organisera la lutte contre les filières car ces combattants étrangers ne partent pas seuls ; ils partent parce qu’ils sont dans un réseau, et qu’il y a là aussi des organisations qui les conduisent jusqu’à la zone des combats.

Aujourd’hui, c’est un moment très important avec l’adoption par le conseil de sécurité d’une nouvelle résolution sous chapitre VII. Cette stratégie que nous avons définie, est une stratégie mondiale pour lutter contre le terrorisme, en appréhendant pas simplement le phénomène des combattants étrangers mais de toutes les filières qui amènent des jeunes ou des moins jeunes, mais souvent des très jeunes, à aller là où ils n’ont aucun intérêt à s’y rendre. Nous devons renforcer le dispositif juridique international et cette résolution est aussi un message de fermeté et d’unité de la communauté internationale tout entière.

Nous avons une menace commune, nous avons une réponse commune. Elle est multiple. Militaire, et nous avons les uns les autres à prendre nos responsabilités - la France l’a fait pour répondre aux demandes des nouvelles autorités irakiennes et je salue le Premier Ministre de l’Irak. La réponse elle est aussi politique, elle est aussi économique, elle est humanitaire. Mais notre réunion est aussi un acte de volonté. Nous devons lutter contre tous les trafics, je dis bien tous les trafics. Car ce sont les trafics qui financent le terrorisme, et jamais ces groupes n’ont été aussi puissants, aussi fortunés, aussi alimentés, aussi armés.

Donc, nous devons avoir, une réponse qui puisse non seulement lutter contre les influences, les embrigadements mais aussi contre les sources de financement du terrorisme. Enfin, nous devons mener cette stratégie en respectant le droit et les libertés, nous devons le faire en respectant les religions et notamment l’Islam. Nous devons le faire en luttant contre les causes du terrorisme : le désespoir, la misère, les inégalités, tout ce qui engendre le fanatisme. Nous devons le faire sans faiblesse aucune, mais en même temps avec l’intelligence que donne la démocratie.

Contre la barbarie, la force est non seulement nécessaire mais elle est légitime, et en même temps elle ne suffit pas, il nous faut apporter des solutions politiques pour assécher les sources mêmes de ce qui fait le terrorisme et la France y prendra toute sa part.

Merci.


Terrorisme

New-York, mardi 23 septembre 2014

Mesdames, Messieurs,

Je suis ici à New York pour l’Assemblée générale des Nations unies et notamment le Sommet sur le climat, puisque la France est engagée, elle recevra l’année prochaine une conférence qui devra trouver un accord sur cette question majeure pour l’avenir de la planète.

Mais compte tenu des circonstances, j’ai voulu m’adresser directement à vous. Un de nos compatriotes, un alpiniste qui était particulièrement valeureux, Hervé Gourdel, a été enlevé dimanche soir en Algérie dans une région montagneuse de Djurdjura à 100 kilomètres d’Alger.

Je me suis entretenu hier soir avec la Premier ministre algérien, Monsieur Sellal, pour que nous puissions coopérer au mieux et que les services puissent échanger toutes les informations utiles. J’ai pleine confiance dans les forces de sécurité algériennes pour que tout soit fait pour que nous retrouvions notre compatriote. Il a été capturé par un groupe terroriste qui se dit lié à Daech, c’est dire si la menace est globale. J’ai une pensée à cet instant pour lui ainsi retenu, menacé dans sa vie, dans son existence. Je salue la dignité et le courage de sa famille, de toute sa famille. J’ai pu parler à sa compagne ce matin, également à ses parents. C’est une épreuve, et dans cette épreuve, cette famille doit savoir qu’elle a toute la solidarité et tout le soutien de la France.

J’appelle d’ailleurs à la vigilance pour tous nos compatriotes qui se trouvent dans des zones sensibles, puisque nous sommes menacés, puisque nous agissons contre le terrorisme, alors il convient de prendre toutes les précautions nécessaires et de suivre toutes les informations qui sont diffusées par le ministère des Affaires étrangères, notamment dans un certain nombre de régions.
Le ministre de l’Intérieur lui-même a renforcé tous les dispositifs de vigilance pour écarter d’éventuelles menaces d’attentats. Nous procédons à des arrestations chaque fois que nécessaire. Ce qui d’ailleurs légitime le projet de loi adopté par l’Assemblée nationale pour renforcer encore dans le respect du droit la lutte contre le terrorisme. Nous faisons face, je l’ai dit, à une menace qui est globale. Qui est donc partout. Qui ne vise pas simplement la France, qui vise tous les pays où il est question de liberté, de démocratie, de droit. Et je l’affirme ici :

aussi grave soit cette situation, nous ne céderons à aucun chantage, aucune pression, à aucun ultimatum, fut-il le plus odieux, le plus abjecte. Car ce qui est en cause, c’est notre liberté, notre sécurité et notre souveraineté. Aucun groupe terroriste ne pourra influencer en quoique ce soit la position de la France, la volonté de la France, la liberté de la France. Notre meilleure réponse à cette menace, à cette agression est l’unité nationale dans cette guerre – car c’en est une – contre le terrorisme.

Je répète ici, c’est ma décision et le parlement aura à en connaitre mercredi : nous continuerons à apporter notre appui aux autorités irakiennes pour leur apporter à la fois des livraisons d’armes qui sont attendues pour lutter contre le groupe terroriste Daech, ce groupe qui maintenant s’est développé en Irak et en Syrie. Nous continuerons à protéger l’espace aérien irakien et à donner à ceux qui se battent contre les terroristes les moyens d’y faire face.

S’agissant de la Syrie, il y a eu une opération hier soir de nos alliés dans le cadre d’un partage des tâches. Nous sommes, nous, en Irak, d’autres sont en Syrie. C’est contre le même groupe que l’action se développe. Et je rencontrerai cet après-midi le chef de l’opposition démocratique de Syrie qui, je le rappelle, est pour nous la seule représentation légitime de la Syrie.

Trop de temps a été perdu. On le sait. Il y a un an, j’avais en son temps alerté, averti. Dès lors, il ne peut plus y avoir la moindre perte de temps pour l’action que nous devons mener. Ce qui est engagé est un combat de longue haleine qui prendra le temps nécessaire mais qui doit aller jusqu’à son terme. Ce combat sera gagné au-delà de l’appui que nous pourrons donner, la France ou les alliés qui se sont mobilisés, que si les populations elles-mêmes se battent pour obtenir leur dignité, leur souveraineté, et leur liberté. C’est ainsi que le terrorisme sera vaincu.

Je voulais, à ce moment-là, ici-même au siège des Nations unies, dire que les valeurs qui avaient été rappelées au lendemain de la seconde Guerre Mondiale sont encore en cause lorsqu’il s’agit de lutter contre le terrorisme et qu’un de nos compatriotes aujourd’hui est menacé dans sa vie. Nous devons être conscients que nous sommes devant une guerre qui durera longtemps. Mais nous ne céderons à rien.


Iran

Entretien avec M. Rohani, Président de l’Iran

New-York, mardi 23 septembre 2014

Le Président de la République a rencontré à New-York M. ROHANI, Président de l’Iran. Un an après leur première rencontre, ils ont fait le point des négociations sur la capacité nucléaire iranienne.

Le Président de la République a souhaité que les négociations aboutissent rapidement. Il a rappelé la position de la France : l’Iran doit mettre en œuvre les mesures concrètes destinées à démontrer de façon certaine et vérifiable qu’il ne se dotera pas d’une capacité nucléaire militaire.

Les deux Présidents ont également évoqué la situation en Irak, en Syrie et dans la région et échangé leurs vues sur le moyen de lutter contre le terrorisme.

Ils ont examiné les perspectives de coopération bilatérale qui s’ouvriraient dès lors que la confiance sera rétablie par un accord définitif sur la question nucléaire.

      haut de la page