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Chercheurs français et américains détectent de l’eau sur Mars

Published on 2 octobre 2015

Un article publié par le magazine Nature Geoscience le 28 septembre avance la preuve que de l’eau à l’état liquide s’écoulerait, lors des plus chaudes saisons, sur les flancs d’un cratère de la planète Mars. Cette découverte, présentée à Nantes lors d’un congrès de planétologie, résulte de recherches menées par une équipe de chercheurs américains et français.

Interrogée sur le sujet, la scientifique française Marion Massé, cosignataire des travaux publiés et chercheure au laboratoire de planétologie et géodynamique de Nantes, a précisé que « l’eau liquide pure sur Mars n’est pas stable, simplement parce qu’il n’y a pas les bonnes conditions de températures et de pression. Ce qui pourrait être stable ce serait de l’eau salée ou saumure. De la même manière que l’hiver on jette du sel sur les routes quand elles sont gelées, cela fait descendre la température de fonte de la glace. Et cela donne une eau plus stable. On imaginait donc que de l’eau salée s’écoulait de manière saisonnière les étés. On n’a pas détecté d’eaux salées mais des cristallisations de sels en même temps que ces écoulements. »

La France travaille étroitement avec les Etats-Unis dans le domaine spatial. L’agence spatiale française, le CNES, prend en particulier une part active aux programmes américains d’exploration de Mars, comme lors de la mission Curiosity. Pour la prochaine mission InSight dédiée à l’étude de la structure interne de Mars, la France fournira le sismomètre SEIS. Le lancement d’InSight est prévu en mars 2016 pour une arrivée sur Mars en septembre 2016 avec une mission de deux ans. Le CNES et la NASA ont également signé un accord sur la fourniture de l’instrument français Supercam pour la mission Mars 2020.

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