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Relations économiques

Last updated on 5 février 2015

Les investissements croisés

Les Etats-Unis sont la première destination des investissements directs à l’étranger (IDE) français devant la Belgique. Le stock d’IDE français aux Etats-Unis s’est stabilisé à 162 Mds EUR fin 2012, en léger retrait par rapport à fin 2011.

Apres avoir renforcé de façon importante leur position aux Etats-Unis en 2011, notamment dans l’industrie chimique et pharmaceutique, les investisseurs français se désengagent légèrement des Etats-Unis en 2012, principalement du fait d’un mouvement de reflux des banques françaises. Pour autant, fin 2012, la France se hisse au 5ème rang des investisseurs aux Etats-Unis en stock, devançant de peu la Suisse, le Luxembourg et l’Allemagne.

La dernière enquête menée par l’Insee sur la présence des entreprises françaises à l’étranger chiffre à plus de 2 700 le nombre de filiales d’entreprises françaises présentes aux Etats-Unis, employant plus de 500 000 personnes. Parmi les grandes réussites, on relèvera la place acquise aux Etats-Unis par des entreprises comme Veolia, Safran, Airbus, Alstom, Suez Environnement ou encore Keolis.

En sens inverse, les Etats-Unis se placent au 4ème rang des investisseurs étrangers en France avec 12% du stock total d’IDE en France fin 2012 (60 Mds EUR). Les flux d’investissement américains en France en 2012 restent inférieurs à leur niveau moyen observé depuis 2005, mais marquent une reprise depuis 2011.

Avec plus de 1 200 groupes américains présents en France, employant près de 440 000 salariés, les Etats-Unis sont le premier employeur étranger en France devant l’Allemagne (AFII).

Les échanges commerciaux bilatéraux

En 2012, le déficit commercial de la France a légèrement augmenté, à 6,3 Mds EUR (contre 5,8 Mds EUR en 2011). Notre balance commerciale vis-à-vis des Etats-Unis se dégrade malgré la reprise des exportations françaises à destination des Etats-Unis et une croissance plus modérée de nos importations de produits américains (+12,3%, contre 16,2% en 2011).

Les produits pétroliers expliquent à eux seuls la moitié du déficit total et la principale balance sectorielle excédentaire est celle du secteur agro-alimentaire (2,2 Mds EUR).

Les exportations françaises vers les Etats-Unis se sont élevées en 2012 à 26,5 Mds EUR (+13% par rapport à 2011), tirées par certains secteurs industriels. Par branches d’activité, comme les années précédentes, les matériels de transports, les équipements mécaniques, le matériel électrique, l’électronique, l’informatique et les produits chimiques et pharmaceutiques composent l’essentiel des exportations françaises vers les Etats-Unis (65%).

Selon les statistiques américaines, la part de marché de la France aux Etats-Unis reste stable avec 1,8% du total des importations américaines en 2012, et perd une place dans le classement des fournisseurs des Etats-Unis (9e position).

En 2012, les importations françaises en provenance des Etats-Unis se sont élevées à 32,8 Mds EUR (+ 12,3%). Par ordre décroissant d’importance, on y trouve les postes : matériels de transport, équipements mécaniques, matériels électrique, électronique et informatique, les produits pharmaceutiques et, enfin, les produits pétroliers raffinés et coke représentent 72% du total des importations françaises de biens américains. On constate une hausse marquée des importations de produits pharmaceutiques (+14%, 4,7 Mds EUR).

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