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Crise en RDC

Published on 3 novembre 2008
Communiqué conjoint des Ministres des Affaires étrangères français et britannique

Dar es Salaam, le 2 novembre 2008

Au cours des dernières trente-six heures, nous nous sommes rendus à Kinshasa (RDC), à Goma (RDC), à Kigali (Rwanda) et à Dar es Salaam (Tanzanie). Nous avons rencontré les Présidents Laurent-Joseph Kabila, Paul Kagamé et Jakaya Kikwete.

La crise de l’Est de la République démocratique du Congo (RDC) exige notre attention en raison de l’histoire de la région, de l’échelle des souffrances endurées par les populations et parce que toutes les parties au conflit reconnaissent que les accords signés à Nairobi (novembre 2007) et à Goma (janvier 2008) offrent une bonne base pour reprendre le chemin de la paix.

Il n’est donc pas possible de se détourner de cette crise et il est urgent de la régler. Les besoins humanitaires immédiats sont évidents. Le cessez-le-feu du mercredi 29 octobre doit être consolidé. Les urgences en terme de nourriture, d’eau, d’abri et de soins doivent être couverts grâce à une mobilisation internationale et à la sécurisation des routes qui permettront l’arrivée de l’aide dans tout le Nord Kivu où la majorité des camps sont isolés et inaccessibles.

Cela nécessite une coordination locale et internationale car sans une détermination nouvelle et énergique de la communauté internationale, la crise peut encore s’aggraver.

Le gouvernement de la RDC doit reprendre le contrôle de ses forces armées pour honorer ses engagements dans le cadre de l’accord de Nairobi et établir des voies de communication avec toutes les communautés du pays et avec ses voisins. L’accord de Nairobi appelle aussi des mesures effectives du gouvernement du Rwanda dont nous attendons qu’il remplisse ses engagements. Tous les Etats de la région doivent apporter leur concours pour promouvoir la paix, développer l’aide humanitaire et faciliter le processus politique.

Notre réunion avec le Président Jakaya Kikwete est la manifestation de l’engagement commun de l’Union européenne et de l’Union africaine à travailler ensemble à l’organisation d’une rencontre régionale qui donnera un nouvel élan à la mise en œuvre des accords de Nairobi et de Goma.

La communauté internationale doit fournir une aide humanitaire, renforcer la MONUC et aider à promouvoir et à appliquer les accords. Nous saluons la volonté du Secrétaire général des Nations unies de nommer un envoyé spécial pour la région et nous nous engageons à user de notre influence aux Nations unies pour soutenir ce processus.

Nous présenterons lundi 3 novembre notre rapport commun à nos collègues européens, lors de la réunion informelle de Marseille.

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