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Situation en Syrie

Published on 18 mai 2011
Déclaration de la Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Catherine Ashton, au nom de l’Union Européenne. (Bruxelles, 18 mai 2011)

L’Union européenne exprime sa profonde préoccupation face à la situation actuelle en Syrie et au déploiement d’unités militaires et de forces de sécurité dans un certain nombre de villes du pays. Elle dénonce fermement les violences inacceptables commises contre des manifestants pacifiques et le nombre croissant de victimes, et elle demande aux forces de sécurité syriennes de faire preuve de retenue plutôt que de se livrer à la répression.

L’Union européenne demande instamment au gouvernement syrien de répondre aux exigences légitimes de la population syrienne par des réformes politiques, qui doivent être présentées et mises en œuvre sans tarder dans le cadre d’un processus de dialogue national ouvert à tous.

L’Union européenne déplore profondément que la levée de l’état d’urgence ne se soit pas traduite dans les faits.

L’Union européenne rappelle aux autorités syriennes l’obligation qui leur est faite de respecter les droits de l’Homme et les libertés fondamentales, dont la liberté d’expression et le droit de se réunir pacifiquement, ainsi que le libre accès aux médias, et également de respecter l’intégrité et la dignité des personnes arrêtées et le droit à un procès équitable. L’Union européenne demande la libération immédiate des prisonniers politiques et des défenseurs des droits de l’Homme.

Compte tenu de la poursuite des violences et dans le but de promouvoir un processus démocratique, l’Union européenne a lancé ses procédures internes en vue de la mise en place d’un embargo sur les armes et les matériels utilisés à des fins de répression interne et va examiner de toute urgence de nouvelles mesures appropriées et ciblées afin que les dirigeants syriens infléchissent immédiatement leur politique. En outre, l’Union européenne s’abstiendra de prendre de nouvelles mesures susceptibles de faire avancer l’accord d’association. Elle va procéder à un réexamen de tous les aspects de sa coopération avec les autorités syriennes, notamment dans le cadre de l’Instrument européen de voisinage et de partenariat.

L’Union européenne se félicite de l’adoption, lors de la session extraordinaire tenue le 29 avril par le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies, de la résolution concernant la situation en Syrie, qui demande notamment au Haut Commissariat aux droits de l’Homme de dépêcher une mission d’information pour enquêter sur toutes les violations des droits de l’Homme et établir les faits. Elle rappelle que tous les membres du Conseil des droits de l’Homme doivent se conformer aux normes les plus élevées en matière de droits de l’Homme.

La Croatie* l’Ancienne République yougoslave de Macédoine*, le Monténégro* et l’Islande+, pays candidats, l’Albanie, pays du processus de stabilisation et d’association et candidat potentiel, le Liechtenstein et la Norvège, pays de l’AELE membres de l’Espace économique européen, ainsi que la République de Moldavie se rallient à la présente déclaration./.

* La Croatie, l’Ancienne République yougoslave de Macédoine et le Monténégro continuent à participer au processus de stabilisation et d’association.

+ L’Islande continue à être membre de l’AELE et de l’Espace économique européen.

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