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Violence en Syrie

Published on 1er août 2011
Déclaration du Porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et européennes

Paris, le 1er août 2011

Q - Début juin, Alain Juppé disait que la mise aux voix devant le Conseil de sécurité d’un texte condamnant la répression était « une question de jours ». Dix jours après, il affirmait compter sur neuf voix et souhaitait avant une mise au vote avoir celles de l’Afrique du Sud, de l’Inde et du Brésil. Un mois et demi après, comptez-vous demander ce lundi à l’ONU une procédure de vote ?

R - Les violences de cette fin de semaine marque une aggravation nouvelle et toujours plus inacceptable de la répression sanglante dont sont victimes les citoyens syriens.

Le ministre d’État a rappelé hier dans sa déclaration que « plus que jamais, dans ce contexte effroyable, nous souhaitons que le Conseil de sécurité des Nations unies prenne ses responsabilités en s’exprimant fortement et clairement, comme l’a fait à plusieurs reprises le Secrétaire général des Nations unies ».

A cette fin, nous sommes en concertation permanente avec nos partenaires.

Le président Bachar al-Assad se trompe gravement lorsqu’il affirme que la crise qu’il attise en terrorisant la population contribuera à raffermir son pouvoir.

Q - La France va-t-elle faire des propositions concrètes à ses partenaires européens lors de la nouvelle réunion Gymnich au vu des développements dramatiques à Hamah ? Un nouveau train de sanctions qui va au-delà des sanctions individuelles est-il au menu des discussions de ladite réunion ? Quelle pourrait-être l’ampleur de telles sanctions ? William Hague a dit ce lundi qu’une nouvelle série de sanctions européennes allait être annoncée cette semaine. Confirmez-vous cette prochaine annonce ? Quand doit-elle avoir lieu ? Sur qui et sur quoi portent ces nouvelles sanctions ?

R - Nous avons, avec nos partenaires de l’Union européenne, déjà adopté quatre trains de sanctions à l’encontre des responsables impliqués dans la répression en Syrie et des entités économiques la finançant. Bien évidemment, la réunion en format Gymnich des 2 et 3 septembre prochain abordera la question syrienne.

Sans attendre, la France et ses partenaires de l’Union européenne préparent un nouveau train de sanctions. Celles-ci seront très prochainement adoptées par l’Union européenne.

Tous les responsables politiques, militaires et sécuritaires syriens impliqués dans la répression doivent savoir, maintenant plus que jamais, qu’ils devront rendre compte de leurs actes.

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