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Célébration des 230 ans de la victoire de Yorktown

Published on 19 octobre 2011
Statue du comte de Rochambeau, Washington, DC

Il y a exactement deux cent trente ans aujourd’hui, sur la côte de Virginie, la bataille de Yorktown scellait l’un des actes fondateurs de l’histoire des Etats-Unis mais aussi de l’amitié franco-américaine.
Le 19 octobre 1781, après 21 jours de combats, les troupes britanniques commandées par le Lieutenant Général Lord Cornwallis remettaient leurs armes aux forces révolutionnaires américaines, menées par le général George Washington, et aux troupes françaises, placées sous le commandement du comte de Rochambeau.

Cette bataille, qui marqua la défaite des colons britanniques et ouvrit la voie à l’indépendance des Etats-Unis, eu lieu dans la petite ville de Yorktown, à l’entrée de la baie de Chesapeake, en Virginie. C’est dans cette colonie que Sir Henry Clinton, qui dirigeait les forces britanniques sur le sol américain et contrôlait alors New York City, a ordonné à Lord Cornwallis d’établir un port militaire.

Apprenant le repli des troupes anglaises à Yorktown, les généraux Washington et Rochambeau, qui s’étaient entendus en mai 1781 pour marcher sur New York, optèrent finalement pour le siège de la colonie virginienne, plus aisément prenable.

Plan de la bataille de Yorktown, S. G. Goodrich, 1875

Un choix stratégique, conforté par l’arrivée de l’amiral français de Grasse dans la baie de la Chesapeake avec une flotte de 28 navires, qui verrouillaient le ravitaillement par la mer des britanniques et interdisaient toute possibilité de fuite. Au sol, face aux quelque 7 500 soldats anglais, soit le quart des forces britanniques engagées sur le continent, pas moins de 8 800 Américains et 10 800 soldats français étaient mobilisés.

Le Général Cornwallis (centre) se rend aux français (gauche) et aux américains (droite) - Interprétation de John Trumbull (1820), le General Cornwallis n’étant pas présent lors de cette cérémonie.

Le 17 octobre 1781, Lord Cornwallis dû se rendre, impuissant face à la force de frappe alliée. Deux jours de négociations plus tard, la cérémonie officielle de reddition britannique se tint en l’absence de Cornwallis, qui prétexta une maladie.

Outre la supériorité numérique et stratégique des alliés, un facteur a grandement joué contre les Britanniques. La région regorgeait en effet de moustiques porteurs de la malaria, maladie contre laquelle nombre de soldats américains étaient immunisés, à l’inverse des Anglais. Les Français ont quand à eux bénéficié du temps d’incubation de la maladie, d’environ six mois : les premiers symptômes ne se sont déclenchés qu’après la fin de la bataille.

La victoire alliée à Yorktown ouvrit la voie au traité de Paris du 3 septembre 1783, qui mit fin à la guerre. Régulièrement célébrée au cours de reconstitutions comme une étape cruciale de l’indépendance des Etats-Unis, elle constitue aujourd’hui encore l’un des grands symboles de la coopération franco-américaine dans l’Histoire.

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