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Vœux de l’Ambassadeur François Delattre pour 2012

Published on 17 janvier 2012
Mardi 10 janvier, l’Ambassadeur de France aux Etats-Unis, Monsieur François Delattre, a formulé ses vœux pour l’année 2012 à la communauté française ainsi qu’au personnel de l’ambassade

Monsieur l’Ambassadeur,
Cher Pierre-Henri, Chère Marie-Carmen,
Monsieur le Consul général,
Cher Olivier, Chère Irène,
Madame la Conseillère à l’AFE,
Chère Christiane Ciccone,

Messieurs les Officiers généraux – c’est un privilège d’accueillir parmi nous le Général Abrial, que je remercie chaleureusement,

Mesdames et Messieurs les représentants des associations françaises et franco-américaines,

Mesdames, Messieurs, Chers collègues et Chers amis,

C’est un grand plaisir pour Sophie et pour moi de vous accueillir cet après-midi à la Maison française pour cette cérémonie des voeux. Une cérémonie qui nous tient beaucoup à coeur, car il est important je trouve de se retrouver en début d’année de manière conviviale et chaleureuse.

Il nous a semblé que dans la période de crise et d’économies budgétaires que nous traversons le cadre de la Maison française était plus sobre et plus approprié que celui de la Résidence, ce qui est une manière aussi pour Sophie et moi d’accueillir ici l’équipe de la Résidence parmi nos invités et ce faisant de leur rendre également hommage.

Pour commencer, nous souhaitons Sophie et moi vous souhaiter chaleureusement la bienvenue et adresser à chacune et chacun d’entre vous, à vos familles et à vos proches, tous nos voeux du fond du coeur pour une très belle et heureuse année 2012 sur le plan personnel comme professionnel.

Je voudrais saluer tous les partenaires de l’ambassade et les représentants de la communauté française de Washington qui sont avec nous aujourd’hui,

parmi lesquels les membres français de la délégation de l’Union européenne sous la houlette de François Rivasseau, l’équipe de l’OEA dirigée par Pierre-Henri Guignard, nos représentants auprès des institutions financières internationales conduits par notre administrateur Ambroise Fayolle, mais aussi les membres du Comité Tricolore sous la présidence d’Annie Seys, nos anciens combattants ; nos officiers en poste à Norfolk, officiers de liaison et diplomate d’échange ;

les Conseillers du Commerce extérieur et membres de la Chambre de Commerce franco-américaine ; nos concitoyens membres des think tanks et centres de recherche universitaires, de Washington accueil, de l’Alliance française, du Lycée, du Club d’amitié franco-international, sans oublier bien sûr les correspondants de la presse française et les membres de la Paroisse Saint-Louis de France et de la Paroisse protestante

– bienvenue au Père Vincent et au Pasteur Vidal.

C’est l’une des forces de la Communauté française de Washington et de sa région que de s’appuyer sur une telle diversité et de bénéficier d’un réseau d’associations aussi dynamique. Alors un grand merci encore à chacun d’entre vous.

Je voudrais dire aussi à tous les membres de l’ambassade, que j’ai l’immense honneur de diriger, combien j’apprécie votre engagement et votre travail
– et combien votre travail est apprécié aussi à Paris.

Permettez-moi d’y associer vos conjoints et familles, à qui je souhaite également exprimer toute ma reconnaissance.

Dans cette période de sévères et indispensables économies budgétaires, je crois qu’il est juste de dire que cette ambassade et notre réseau américain, tout en apportant leur part bien sûr à l’effort collectif, ont moins souffert que d’autres.

Nous le devons à nos actions communes auprès de Paris, nous le devons aussi à nos efforts à tous pour professionnaliser et dynamiser nos méthodes de travail.

On ne répètera jamais assez combien c’est notre meilleure protection face aux restrictions budgétaires : montrer une ambassade soudée, professionnelle et offensive, en ordre de marche.

*

Mes Chers amis, l’année écoulée a été endeuillée par le décès de plusieurs collègues ou anciens collègues de l’ambassade : Claude Courivaud, Hector Carino, notre ancienne stagiaire Marion Bruley, je pourrais mentionner aussi Catherine Donnellier – l’épouse de notre ami Jean-Christophe.
Mes pensées, nos pensées vont vers eux, vers les proches, et vers tous ceux d’entre vous qui ont perdu un être cher.

Sur un plan tout à fait différent, la période actuelle est marquée aussi par les difficultés économiques que nous connaissons, et dans ce contexte je crois qu’il est plus important que jamais de savoir identifier et tendre la main à ceux de nos concitoyens qui sont dans la détresse et le besoin. C’est notre responsabilité à tous, et nous mesurons bien la nécessité de serrer les coudes.

Dans ce contexte difficile, l’année écoulée n’en a pas moins été exceptionnelle sur le plan de la relation franco-américaine.
Et l’environnement peut difficilement être plus favorable de ce point de vue.

C’est vrai dans le domaine politique et diplomatique : le leadership de la France en Libye a été largement reconnu et salué ici ; la France et les Etats-Unis sont engagés ensemble avec leurs alliés en Afghanistan dans la délicate période de transition qui doit s’achever en 2014 ; nos deux pays sont l’un pour l’autre l’allié le plus proche dans la lutte contre le terrorisme ; Paris et Washington sont également à la pointe des efforts de la communauté internationale pour empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire et soutenir les mouvements démocratiques au sein du monde arabe.

C’est vrai sur le plan symbolique : pour n’en prendre qu’un exemple, c’est en France, sur la place du Trocadéro à Paris, qu’a eu lieu pour le 10ème anniversaire du 11 septembre il y a quatre mois la plus large cérémonie commémorative de cette tragédie jamais organisée hors du territoire américain. Beaucoup de nos amis américains ne le savent pas, alors il faut le leur dire.

C’est vrai sur le plan économique : la double présidence française du G8 et du G20, l’année dernière, a permis une concertation franco-américaine très étroite (et peut-être même sans précédent) sur les grands dossiers économiques et financiers. Et nous nous efforçons de prolonger cet élan en 2012 à travers la présidence américaine du G8 et la présidence mexicaine du G20.

Dans un registre un peu différent, il faut marteler auprès de nos amis américains que la France est l’un des 5 principaux investisseurs étrangers aux Etats-Unis, où nos entreprises emploient plus de 650.000 personnes.

Dans le même esprit, dans un contexte où nous représentons chacun la « Maison France » dans l’immensité américaine, notre rôle est aussi de mieux faire connaître ici les atouts de la France dans la mondialisation.

Notamment :
- l’atout démographique (...) ;
- l’atout entrepreneurial : la France n’a jamais créé autant de nouvelles entreprises, 650.000 entreprises crées au cours des derniers mois ;
- l’atout scientifique et technologique : la France investit massivement dans l’innovation, et notre pays est l’un des leaders mondiaux dans les grandes révolutions industrielles et technologiques en cours, que ce soit celle du développement durable, celle des sciences du vivant ou à certains égards celle du numérique.

A partir de là, notre priorité pour 2012, sur le plan bilatéral, c’est de construire. C’est de tirer parti du contexte franco-américain exceptionnel que nous connaissons pour construire dans la durée : construire des partenariats scientifiques qui nous permettront de pleinement bénéficier de la formidable capacité d’innovation de l’Amérique ; construire des partenariats universitaires plus structurés et plus novateurs, à l’image de celui que nous venons de mettre en place entre Yale, l’ENS et l’Université Paris II ; élargir le cercle de nos réseaux francophiles pour renforcer notre influence sur l’ensemble du territoire américain. Ce sont d’immenses chantiers qui appellent notre mobilisation à tous, et je pourrais multiplier les exemples.

Et puis - je terminerai par là - l’année 2012 sera aussi bien sûr celle des élections de part et d’autre de l’Atlantique.

Le suivi des élections américaines fait naturellement partie des missions importantes de l’ambassade, comme nous le rappellent les primaires républicaines qui ont bien lieu aujourd’hui même dans le New Hampshire. Et la bonne préparation des élections présidentielles et législatives françaises, sous la houlette de nos Consuls généraux, se situe bien sûr au tout premier rang de nos priorités – la novation cette année étant que les Français d’Amérique éliront leur propre député, à l’instar de tous nos compatriotes vivant à l’étranger.

Dans ce cadre, la responsabilité de l’ambassade et des consulats est de préparer le scrutin dans les meilleures conditions et naturellement d’encourager tous nos concitoyens à accomplir
leur devoir civique.

Ce faisant, l’obligation de neutralité de l’ambassade et des consulats est bien sûr un impératif absolu.

Il est essentiel que tous nos concitoyens, dans la diversité de leurs engagements et de leurs convictions, se reconnaissent dans l’action de l’ambassade.

Voilà. Ma profonde reconnaissance encore à vous tous pour votre engagement, mes encouragements à continuer avec professionnalisme et enthousiasme, et, à nouveau, Bonne année à tous !

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