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G8 : Conférence de presse à Camp round Meadow

Published on 21 mai 2012
Conférence de presse de M. le Président de la République.

Camp Round Meadow – Samedi 19 mai 2012.

Bien, le G8 vient de se terminer et je veux retenir trois grandes décisions, ou en tout cas, trois grands engagements qui sortent de cette réunion, à laquelle je participais pour la première fois.

La première grande orientation, celle que je voulais donner, je n’étais pas le seul à avoir cette intention, c’était de mettre la croissance au cœur de nos discussions et de faire qu’elle soit à l’agenda des prochaines réunions, qui viendront soit dans le cadre européen, le conseil informel du 23, le conseil européen qui doit décider des mesures pour la croissance de la fin du mois de juin et à l’agenda du G20 qui est prévu également à la fin du mois de juin.

Cette volonté de croissance a été retenue dans le communiqué final et elle a été mise devant l’exigence aussi de rétablissement des comptes publics, ce sur quoi je n’ai jamais porté la moindre réserve. Comme je le disais ce matin, il ne peut pas avoir de croissance sans confiance et il ne peut pas avoir de confiance sans croissance. Si des engagements ont été pris, depuis déjà plusieurs mois, pour le rétablissement des comptes publics dans beaucoup de pays et si ces obligations sont, d’ailleurs pour l’essentiel, respectées, en revanche il manquait, jusqu’à présent, la dimension de croissance. Le mot figurait bien dans un certain nombre de textes mais il n’y avait pas la traduction concrète en termes de mesures. Il y a eu dans ce G8 une discussion très franche, très directe entre les participants. Il y a eu cette conclusion d’inscrire la croissance au rendez-vous des principales rencontres internationales et européennes des prochains mois.

Il y aura aussi, de la part des pays, dans leurs domaines de compétences propres, la traduction concrète de cette intention, de cette orientation, de cette volonté de croissance. C’est ce qu’attendent les opinions publiques dans chacun de nos pays mais aussi les marchés car ils se sont mis à douter, notamment dans les dernières semaines, de la capacité qu’auront les Etats à respecter leurs engagements de réduction de déficit s’il n’y a pas une activité supérieure à ce qu’elle est aujourd’hui. C’est le premier enseignement que je tire de ce G8, la volonté de croissance et l’inscription de cette priorité dans les rendez-vous qui nous attendent pour les prochaines semaines.

La deuxième orientation que je retiens, c’est une commune attitude, démarche par rapport aux deux grands sujets de préoccupation par rapport à la paix.

D’abord l’Iran, c’était l’objet de la discussion d’hier soir. J’ai voulu donner une chance à la négociation tout en rappelant la fermeté qui a toujours été celle de la France et que je partage par rapport à la certitude qui doit être donné par l’Iran de ne pas utiliser la technologie nucléaire à des fins militaires.

La rencontre qui se tiendra à Bagdad le 23 mai sera très importante. Soit l’Iran manifeste une démarche de transparence, répond à toutes les questions qui lui sont posées et donne les instruments de vérification, soit nous serons encore dans une période de tension. Chacun sait qu’elle peut avoir des conséquences extrêmement dommageables. Là-encore, il était très important de nous retrouver ensemble. J’ai fait en sorte que ça puisse être le cas.

Le deuxième sujet de préoccupation, c’est la Syrie. Il y a eu l’appui à la mission de Kofi Annan et également la pression sur Bachar el-Assad. La Russie, dont vous savez les réticences par rapport à toute intervention ou à toute décision plus ferme du Conseil de sécurité, a bien voulu accepter aussi d’agir auprès de Bachar el-Assad pour lui faire comprendre la nécessité d’une transition politique.
Donc, la deuxième conclusion de ce G8, c’est une commune attitude, commune démarche, qui, d’ailleurs, est gage d’efficacité face aux dossiers iranien et syrien.

Enfin, le troisième enseignement, la troisième conclusion, c’est que le G8 a affirmé une solidarité, pas simplement entre les participants, mais une solidarité à l’égard des pays du printemps arabe – ce qu’on appelle le partenariat de Deauville, c’est-à-dire la Tunisie, le Maroc, la Jordanie, la Libye, l’Egypte – de façon à ce que ces pays puissent faire leur transition démocratique et, en même temps, puissent avoir les conditions de leur propre développement et de leur croissance.
La solidarité également à l’égard de l’Afrique. Il s’est tenu, au déjeuner, une rencontre, qui a permis de faire le point sur ce qu’on appelle la sécurité alimentaire et la lutte contre la faim. La France y prend sa part, notamment, par des crédits publics pour l’Ethiopie, pour le Ghana, pour la Tanzanie. Il y a aussi un partenariat d’entreprises privées, de fonds venant de marchés privés de façon à ce qu’il y ait un investissement local qui puisse être source de croissance dans ces pays.

Au-delà de ce processus, j’ai insisté sur la nécessité d’augmenter l’aide alimentaire. La France fait son devoir, mais d’autres pays devraient l’accompagner davantage, par rapport à la zone Sahel, de façon à ce que les pays touchés par une déstabilisation puissent avoir le soutien indispensable pour l’alimentation de leurs populations et leur développement.

Il y a toujours eu, dans le registre de la solidarité, un engagement, qui a été rappelé, là-aussi, de manière commune, par rapport à la lutte contre le réchauffement climatique et à la suite de Durban pour le rendez-vous de 2015. J’ai, ainsi, rappelé ce qu’étaient les engagements du gouvernement que j’ai formé il y a quelques jours dans la lutte contre le réchauffement climatique et notamment un plan pour l’isolation des logements, une montée des énergies renouvelables et la diversification de notre production énergétique.

J’ai aussi insisté, je n’ai pas été le seul, sur les risques de la volatilité du prix du pétrole y compris dans une perspective de croissance ou de reprise. Sans qu’il ait été question des réserves stratégiques, un moment évoquée par le président américain, nous avons convenu que tous les moyens devaient être utilisés pour, autant que possible, faire baisser le prix du pétrole.

Voilà ce que je voulais vous restituer de ma première participation à un G8. Là, je vais partir pour Chicago et nous nous retrouverons pour le sommet de l’Otan où sera débattu de l’Afghanistan et de la position que j’ai prise et que j’avais pris soin de rappeler à mes interlocuteurs américains et à ceux de l’Alliance dans les jours qui ont précédés le sommet, encore hier avec le président Obama. Car je considère que cette position est un acte de souveraineté et, en même temps, doit se faire en bonne intelligence avec nos alliés et nos partenaires, et que les effectifs résiduels, qui resteront pour des actions de formation ou de rapatriement des matériels au-delà de 2012, effectifs très limités, devront être toujours dans le cadre de la mission, de ce qu’on appelle l’ISAF.

Par ailleurs, je vous l’indiquerai encore demain, la France et l’Afghanistan ont signé au mois de janvier dernier un traité d’amitié. Je dirai au président Karzaï, demain, que nous ferons ratifier ce traité, qui prévoit justement un certain nombre de soutien, d’aides mais à des fins civiles.

Voilà, ce que je pouvais vous dire de ce qui a été notre participation à ce G8, à ce qui a été, je crois, une étape nouvelle, reconnue par tous les participants. Je ne peux pas faire la distinction par rapport à des réunions précédentes. Chacune a du être utile, mais celle-là a été nouvelle au sens où les questions économiques ont été amplement débattues, pas simplement, d’ailleurs, la zone euro mais la question de la croissance sur l’ensemble du monde car le ralentissement touche tous les pays du monde d’une manière différente. C’est cette volonté de croissance, pas simplement pour la zone euro, pas simplement pour le continent européen mais également pour l’ensemble du monde qui a été, ici, évoquée.

Je peux répondre à vos questions.

QUESTION – Apolline de Malherbe, BFM TV. Vous n’avez pas mentionné dans ce petit compte-rendu Angela Merkel. Le New York Times dit ce soir, qu’on a eu le sentiment que c’était Angela Merkel face au reste du monde. Est-ce que ce n’est pas embêtant qu’elle puisse avoir ce sentiment d’isolement, peut-être même humiliant ?

LE PRESIDENT – Non, je n’ai pas eu un tel sentiment. Ça a été une discussion franche, je vous l’ai dit. Ça a été sur le thème de la croissance mais les engagements budgétaires n’ont pas été remis en cause. Il n’y a pas de raison de penser qu’un pays a été isolé par rapport à d’autres. En tout cas, ce n’est pas ma conception. Si nous voulons avancer nous devons le faire avec tout ceux qui comptent en Europe, l’Allemagne forcément, et dans le monde. Mais, c’est vrai que la dimension de croissance a été largement évoquée, soutenue, voulue et pas simplement par le président Obama ou par moi-même mais également par d’autres participants. Je veux évoquer Mario Monti. J’ai accepté, il en a fait l’annonce, que nous puissions avoir, avec justement Mme Merkel et Mario Monti, une réunion à Rome qui nous permettra d’aller encore plus loin dans la préparation de l’échéance du mois de juin pour le Conseil européen.

QUESTION – Dans ce compte-rendu, vous n’avez non plus évoqué la Grèce. A la mi-journée, vous nous avez dit que vous souhaitiez et, vous avez dit à vos interlocuteurs, que vous souhaitiez qu’elle soit accompagnée, appuyée. Vous avez salué ses efforts mais est-ce que vous prenez un allégement des plans d’austérité que le gouvernement grec doit mettre en œuvre ?

LE PRESIDENT – Dans le communiqué final, il y a le rappel d’un souhait, que j’avais déjà exprimé lors de ma rencontre avec Mme Merkel mardi soir, que la Grèce reste dans la zone euro, dans le respect des engagements qui ont été pris. C’est la condition minimale. Les engagements doivent être tenus mais j’ai ajouté que, si nous voulons, que la Grèce puisse justement respecter ses engagements, faire confiance à des partis qui peuvent, demain ,gouverner dans le cadre de la zone euro, nous devons accompagner la croissance ou, en tout cas, éviter la récession en Grèce. Ce qui suppose des mesures qui ne sont pas une remise en cause des obligations qui pèsent sur la Grèce mais qui permettent justement à ces obligations d’être davantage facilitées. Voilà ma position.
J’ai émis le souhait que des signaux forts soient adressés à la Grèce. Ces signaux, c’est : vous allez bientôt voter, c’est votre liberté, c’est votre souveraineté. Je souhaite que la Grèce fasse le choix de rester dans la zone euro. Pour permettre cette décision, avec les obligations qui en dépendent, avoir tout le soutien qui peut être fait par l’Europe, dans le cadre des politiques de croissance. La croissance que je revendique, elle vaut également pour un pays comme la Grèce, ne pas l’enfermer simplement dans le corset de l’austérité. L’austérité, ça doit être, finalement, non pas une fatalité mais, en l’occurrence pour les Grecs, de se mettre en conformité par rapport à des engagements qui ont été pris.
Donc, il y a eu une discussion, là-dessus je dois vous le confirmer. Il y a eu une discussion sur la Grèce. En définitive, d’un commun accord, puisque ça figure dans le communiqué, il y a eu ce rappel du souhait que la Grèce reste dans la zone euro et respecte ses engagements.

QUESTION – Monsieur le Président, Sylvain Courage du Nouvel observateur. En deux jours, vous avez, semble-t-il, établi une relation de confiance, une relation chaleureuse avec le président Obama. N’avez-vous pas la crainte de décevoir cette amitié naissante en maintenant votre volonté de retirer les troupes françaises d’Afghanistan ?

LE PRESIDENT – J’ai pris soin de rencontrer le président américain, Barack Obama, avant les deux réunions, le G8 et le sommet de Chicago. Dans l’entretien que nous avons eu, c’était hier matin, nous avons évoqué les deux sujets, c’est-à-dire la croissance sur laquelle nous étions, pour l’essentiel d’accord, et, je dois dire, qu’il l’a manifesté dans ce G8, et, également, la décision que j’ai prise de retrait des troupes françaises combattantes d’ici la fin 2012. Il n’y a pas de surprise pour le sommet de l’Otan. Je rappellerai les conditions de ce retrait, qui doivent d’abord permettre aux Afghans de reprendre la zone de Kapisa où nos troupes combattantes étaient installées et, ensuite, de préserver la sécurité de nos propres soldats et, enfin, de permettre que la France continue sa mission mais, de façon différente, dans le cadre de l’alliance et de ce qu’on appelle l’ISAF. Demain, je reviendrai sur ces modalités. Je ne dis pas que le président Obama a adhéré à ce que je lui disais, puisque les troupes américaines sont en Afghanistan jusqu’en 2014. Mais sur ces bases-là, c’est-à-dire une décision de la France seule, qui n’a pas besoin de faire pression sur ses partenaires, qui ne veut pas faire la leçon à d’autres mais qui prend souverainement sa responsabilité et qui reste dans l’alliance, c’est-à-dire qui reste dans l’opération parce que ça va au-delà de l’alliance qu’on appelle ISAF, nous pouvons trouver un point d’accord. Mais comme je l’ai dit, ce n’est pas négociable. Ce que je dois faire, c’est que ça se passe en bonne intelligence avec nos alliés mais que la décision puisse être mise en œuvre le plus rapidement possible.

QUESTION – Monsieur le Président, Jeff Wittenberg, France 2, vous avez évoqué une volonté de croissance. Pouvez-vous nous indiqué, dans les grandes lignes, quelles sont vos souhaits en traduction concrète de cette volonté et, notamment, s’il s’agit, par exemple, de nouveaux emprunts au niveau de l’Europe, les fameux eurobonds dont on parle, s’il pourrait y avoir un consensus sur cette relation notamment avec la chancelière allemande ?

LE PRESIDENT – Je détaillerai toutes les propositions que je ferai pour la croissance à ce sommet informel du 23. Tout au long de la période qui ira du 23 mai jusqu’à la fin du mois de juin, d’autres propositions pourront être faites. Mais dans ce paquet, si je puis dire, il y aura les eurobonds. Je ne serai pas le seul à les proposer et j’en ai confirmation ici.

QUESTION – Monsieur le Président, Thomas Wieder du journal le Monde. Dans le point 8 du communiqué final, il est fait mention de l’importance de l’ouverture des marchés, la réduction des barrières douanières et de l’engagement que vous avez pris pour la lutte contre le protectionnisme. Est-ce que ces différents engagements ne sont pas quelque peu contraires à ce que vous avez pris pendant la campagne électorale, où vous avez mentionné l’importance de ce que vous appeliez le juste échange ?

LE PRESIDENT – Il y a une différence entre le protectionnisme que je refuse et le juste échange. Le juste échange est fondé sur la réciprocité, c’est-à-dire que nous ne pouvons pas accepter de faire entrer des marchandises ou d’ouvrir des marchés alors que nos concurrents ne font pas le même effort. Justement, il y a des discussions et elles sont rappelées, ici, pour un accord de commerce entre l’Europe et les Etats-Unis. Nous avons eu un échange en disant que notre position – je ne parle pas seulement de la France – position européenne, ce serait de fixer ces règles-là, ces conditions-là. Faciliter les échanges, mais sur une base, qui doit être claire, transparente et qui doit avoir des contreparties fondées justement sur la réciprocité. Nous sommes encore assez loin de ce processus.

QUESTION – Monsieur le Président, Yaël Goosz, RTL. C’était votre premier sommet international hors d’Europe, qu’est-ce que vous avez l’impression d’avoir appris au cours de ces 48 heures de baptême du feu diplomatique ? Est-ce que ce n’est pas trop tôt pour dire que vous auriez réussi votre examen de passage ?

LE PRESIDENT – Je ne pensais pas penser devant un jury, ni même avoir à donner des preuves particulières. Je suis le président de la République française. Je n’ai pas à me mettre dans un exercice de période d’essai ou d’épreuve. Je considérai que j’avais à être immédiatement au fait de ma responsabilité et capable de défendre, non seulement, les intérêts de la France, ce qui était le but recherché. Mais les positions, que j’avais, moi-même, émises dans la campagne qui vient de s’achever. Donc, je ne me sentais pas du tout en observation et j’ai fait en sorte de m’exprimer autant que je l’ai considéré comme nécessaire, pas plus pas moins, et sans avoir à comprendre ou à apprendre.
Qu’est-ce que j’ai retenu néanmoins puisque c’est votre question, que ce type d’échanges n’est efficace et utile que s’il est libre, franc, direct, qu’ensuite pour rédiger un communiqué, des compromis, des formules doivent être forcément rédigés. Chacun peut y trouver, c’est le propre de ces sommets, ce qu’il considère comme essentiel. Les uns, le rappel de la consolidation budgétaire. D’autres, les réformes structurelles. Pour ce qui me concerne, la croissance. Ce qui fait que souvent, à la fin de ces réunions, tous ceux qui s’expriment devant la presse disent qu’ils ont obtenu un grand succès. Je ne vais pas jouer là-dessus, dans ce registre. En revanche, il apparaît d’évidence que la croissance a été le grand succès de ce G8. Ensuite, c’est la question que posait Jeff Wittenberg, nous aurons à donner un contenu. Nous avons déjà formulé dans ce G8 un certain nombre de propositions. Mais, chacun devra le faire dans ses responsabilités respectives ou dans sa géographie. Cela vaut pour le président des Etats-Unis, même s’il est en période électorale et qu’il a un Congrès qui n’est pas forcément facile. Ça vaut pour l’Europe, qui a ses rendez-vous et qui doit faire en sorte de ne pas mettre cette perspective de croissance en danger avec une instabilité des marchés provoquée par la question de la Grèce ou par le problème de la capitalisation des banques. Je vous disais, à midi, que j’avais souhaité que la question de la recapitalisation des banques soit posée. Elle l’a été et on en retrouve trace dans les explications qui seront données à la fin de ce sommet, de ce G8. Après, c’est de savoir qui va recapitaliser. Mais sur l’idée de la recapitalisation, elle est maintenant bien comprise.

QUESTION – Monsieur le Président, Valérie Nataf, TF1. Vous avez déclaré à la mi-journée que votre mandat avait été honoré. Est-ce que vous pourriez nous expliquer ce que vous entendiez par là ?

LE PRESIDENT – Ce que j’ai voulu dire, c’est que je me suis engagé, devant les Français, sur la question de la croissance au plan européen pour qu’elle figure dans un pacte et j’aurai encore à travailler pour convaincre les partenaires. Mais, je m’étais également engagé pour que la croissance puisse figurer dans les réunions et, notamment, le G8 et le G20. Donc, si je n’avais pas réussi à installer ce thème, je n’aurai pas été en cohérence ou, en termes de résultats, en capacité que ce sommet ait été utile.
Voilà, est-ce que vous avez d’autres questions ? Allez-y, Reuters.

QUESTION – Elizabeth Pineau de l’agence Reuter. Je voulais revenir un instant sur l’Afghanistan. Quelles garanties, quels détails avez-vous donné à Barack Obama et, ou, aux alliés quant au retrait non négociable, comme vous l’avez dit ou quant à dégressivité des soldats, quant à la présence, quant aux détails techniques.

LE PRESIDENT – Mais ça, c’est notre affaire. C’est-à-dire quand je dis notre affaire, l’affaire de la France sur l’organisation du retrait. C’est-à-dire dans l’année 2012, à quel rythme les troupes combattantes rentreront d’Afghanistan. Il y aura des réunions tout au long des prochains jours en France pour que nous puissions, avec le ministre de la Défense et les chefs d’état-major, préparer cette décision et organiser le retrait.

Merci beaucoup.

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