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Echanges artistiques

Published on 14 novembre 2007
Plus que jamais, en cette seconde moitié du XIXe siècle, les artistes américains « envahissent Paris comme s’il s’agissait d’un nouvel Oklahoma ». Parmi eux, de nombreux peintres. Et quelques femmes de talent...


Même si l’on oublie les écrivains qui ont déjà fait couler beaucoup d’encre, l’histoire des échanges artistiques franco-américains suffit à remplir une encyclopédie. Et John Trumbull, séjournant à Paris dès 1780, sera le premier d’une longue série de peintres qui se poursuivra avec Samuel Morse, plus connu comme inventeur du télégraphe que comme auteur d’un La Fayette en pied, John Vanderlyn, Rembrandt Peale ou George Healy, trois des meilleurs portraitistes américains. Dans le même temps, aux Etats-Unis, où l’Académie des sciences et des beaux-arts a été fondée dès 1788 par Quesnay de Beaurepaire, compagnon d’armes de Rochambeau, I’architecture française, admirée par Jefferson pendant son ambassade à Paris, imprime sa marque sur les paysages : à l’ingénieur Pierre-Charles L’enfant, qui à fait le coup de feu aux côtés des Insurgents avant de dessiner les plans de Washington et du premier Hôtel de Ville de New York, succède ainsi William Strickland, qui introduit dans son pays la technique des ponts suspendus, apprise en France. A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, Paris devient "le phare et la Mecque" des artistes d’outre-atlantique. En peinture, I’école de Barbizon fait des émules comme William Morris Hunt ou Edward Wheelwright, pendant que Corot attire à lui George Inness ou Homer D.-Martin, et que Claude Monet se lie avec Théodore Robinson, qui amènera à Giverny une pléiade de compatriotes. Les plus célèbres peintres américains seront alors James Whistler, "Français de coeur et d’éducation", qui travaille dans l’atelier de Gleyre, de Fantin-Latour, Courbet, Degas et Manet, et Mary Cassatt, qui s’établit en France en 1873, à l’âge de 29 ans. Amie de Degas, Renoir et Pissaro, qui lui envie ses pointes sèches, décorée de la Légion d’honneur en 1904, elle mourra à Paris en 1926.

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