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Marie-Joseph de La Fayette 1880-1964

Published on 15 novembre 2007
Né en 1757 à Chavaniac (Auvergne), Marie-Joseph Paul Motier, marquis de La Fayette, entre dès sa quinzième année à la maison militaire du roi. Un an plus tard, il obtient son brevet de lieutenant. Allié à la puissante famille des Noailles par son mariage avec une fille du duc d’Ayen, il se lie avec Benjamin Franklin, qui le gagne à la cause de la jeune nation américaine. En avril 1777, bravant l’interdiction de Louis XVI, il s’embarque pour l’Amérique, où il met son épée au service du Congrès en déclarant : « C’est à l’heure du danger que je souhaite partager votre fortune. » Mais il est dépourvu de véritable expérience militaire et, malgré ses lettres de recommandation, il essuie plusieurs refus avant d’être finalement incorporé à l’armée des Etats-Unis avec le grade de major général. Blesse à la bataille de Brandywine en septembre 1777, il recoit un peu plus tard, sur proposition de George Washington, le commandement d’une division et prend la tête des troupes de Virginie.

Après une mission de quelques mois en France, durant lesquels il s’efforce d’obtenir de Louis XVI l’envoi en Amérique d’un véritable corps expéditionnaire, il est de retour sur les champs de bataille en avril 1780 et participe au siège de Yorktown qui s’achève par la capitulation de Cornwallis. Rentre en France, il est fait maréchal de camp en 1782. Porte-parole de l’aristocratie libérale, députe de la noblesse d’Auvergne aux Etats généraux, membre de la Société des amis des Noirs et franc-maçon, il rêve d’apparaître, lui, le « héros de la liberté des deux mondes », comme un Washington français. D’abord favorable à la Révolution, il est nommé commandant de la Garde nationale en juillet 1789, puis chef des armées du Centre et du Nord. Mais ce partisan d’une monarchie éclairée par les idées nouvelles ne peut admettre l’arrestation de la famille royale, et il passe à l’ennemi en 1792. Interné par les Autrichiens, il est libéré en 1797 et rentre en France, où il se tient à l’écart des affaires publiques pendant le Consulat et l’Empire. Député sous la Restauration, il retourne aux Etats-Unis en 1824 avec son fils, prénommé Georges Washington. Il y reçoit un accueil triomphal. Son séjour, qui durera un an et demi et l’amènera dans 182 villes, se soldera par des dons somptueux en terres (12 000 hectares en Floride !) et en argent -juste retour des choses pour un homme qui avait consacré une partie de sa vie et de sa fortune à la defense de la cause américaine. Il s’éteint à Paris en 1834.

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