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Syrie - Réunion des ministres des affaires étrangères

Published on 29 juin 2013
Réunion des ministres des affaires étrangères français, américain et russe, le 27 mai 2013 à Paris. Extrait du point de presse du Ministère de Affaires Etrangères du 28 mai 2013.

Cette réunion a constitué un point d’étape nécessaire entre trois des principaux promoteurs du projet de conférence de Genève. Elle s’est tenue à un moment crucial, puisque c’était au moment même où d’importantes décisions étaient prises à Bruxelles et où se tenait la réunion d’Istanbul.
Il y a un certain nombre de points d’accord entre les trois sur l’objectif final. Il faut maintenant se mettre d’accord sur le chemin pour y parvenir. Il y a aussi des difficultés qu’il ne faut pas sous-estimer. La grande différence entre Genève I et Genève II, ce sera d’avoir les parties autour de la table : il faudra trouver la bonne participation, la bonne composition, le bon ordre du jour. Ce n’est pas parce qu’on trouverait une solution à nos divergences à trois que pour autant Genève se ferait. Il y a d’autres considérations à prendre en compte, d’autres pays à prendre en compte - le Qatar, l’Arabie saoudite, la Turquie pour n’en citer que quelques-uns.

La composition des délégations constitue un sujet important à traiter, et avec une confusion à lever. Tout le monde cite Genève I et le passage essentiel du texte de Genève (le gouvernement provisoire qui serait désigné devra être « mutuellement agréé », doté des pleins pouvoirs exécutifs). Ce « mutuellement agréé » porte sur le gouvernement provisoire, et non sur les délégations qui ont vocation à siéger à Genève. Car si on entrait dans cette logique de veto d’une partie sur l’autre, on n’aurait pas de conférence de Genève II.

Une autre question tient au format de la réunion : reconduit-on Genève I, plus les parties, ou va-t-on vers quelque chose d’autre ? On évoque la participation éventuelle de l’Iran et de l’Arabie saoudite. Ces deux pays n’étaient pas à Genève I. Certains envisagent qu’ils participent à la prochaine conférence. Ce n’est pas le cas de la France pour ce qui concerne l’Iran.

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