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Paul Bensabat bestowed of the insignia of Officier of the Legion of Honor

Paul Bensabat bestowed of the insignia of Officier of the Legion of Honor

Published on June 7, 2013
Speech by Ambassador François Delattre

Consulate General of France in New York, June 6, 2013

Mon Cher Paul,

Chère Sandrine,

Monsieur le Consul général, Cher Bertrand, que je remercie chaleureusement de son hospitalité,

Chers amis,

C’est un immense plaisir d’être avec vous ce soir alors que nous sommes rassemblés pour conférer l’une des plus hautes distinctions de la République à notre ami Paul Bensabat, un professionnel hors pair, un serviteur passionné de l’amitié franco-américaine, et une personnalité exceptionnelle, qui est pour moi –et je le sais pour beaucoup d’entre vous- un ami très cher.

Paul Bensabat

I would like to extend a warm welcome to Paul’s family and friends, among them several Americans, who have joined us here this evening to express their support and admiration, with a special word of appreciation to Sandrine Bensabat, to whom I also want to pay tribute tonight.

Let me say a few words, for our American friends in particular, about the distinction that I will bestow upon Paul Bensabat in a few minutes.

The Legion of Honor was created by Napoleon Bonaparte in 1802 to reward extraordinary accomplishments and outstanding services rendered to France, based on a personal decision by the President of the French Republic.

It is France’s highest distinction and one of the most coveted in the world. In 2003, Paul Bensabat was named Chevalier of the Legion of Honor. The President of France has decided to promote you to the rank of Officier, which is exceptional, illustrating France’s deep gratitude for your personal commitment to French-American friendship.

Mon Cher Paul,

Tu es né à Casablanca en 1955, et de cette enfance au Maroc tu gardes un souvenir heureux. A l’âge de sept ans, certains soucis de santé t’obligent à partir pour la France où tu vis dans une maison d’enfants à la montagne pendant 3 ans. Cette séparation de tes parents à un jeune âge a contribué à te forger le caractère bien trempé que l’on te connaît et t’a apporté une expérience de la vie qui te sert aujourd’hui encore.

Pour rester une minute sur ton enfance, tu mets toi-même en relief le rôle important de ton père, un chef d’entreprise dont l’éthique professionnelle t’a profondément influencé –et cette éthique, mon cher Paul, est l’une de tes marques de fabrique.

Ceci n’est pas contradictoire, au contraire, avec ton sens inné des affaires. Selon une petite histoire que tu racontes mieux que personne, avec cette faconde et ce talent de conteur dont tu es généreusement pourvu, à l’âge de six ans tu as rendu visite à ta grand-mère.

En bas de chez elle, il y avait une usine à bonbons, et un jour le propriétaire que vous croisiez souvent t’offre une sucette. Tu lui demandes alors si tu peux en acheter un gros paquet, et il t’en vend donc 100 à 5 centimes pièce. Tu les revends ensuite à des voisins et amis d’école à 10 centimes ; bel exemple de ton appétit - et tu es aujourd’hui un fin gourmet - et de ton appétit pour les affaires. C’est peut-être là que ta carrière a commencé !

En 1978, ton diplôme d’école de commerce en poche, tu décides de te lancer dans la grande aventure américaine. Sans y connaître personne, tu pars tout seul à la conquête de New York, pour faire un MBA à New York University. Les difficultés, l’éloignement, la langue, auraient pu te faire renoncer mais tu as tenu le coup. Ta persévérance, qui est l’un des traits de ton caractère, a payé.

Diplômé de NYU en 1980, tu te lances d’emblée dans l’industrie agro-alimentaire, avec un groupe de huit producteurs de fromage dont tu redresses la société en difficulté. En 1984, tu entres chez Lactalis, où tu restes dix-huit ans. En tant que Président-Directeur Général du groupe pour la zone stratégique des Amériques, tu contribues à faire de Lactalis le premier groupe laitier mondial qu’il est aujourd’hui.

Pour une large part sous ton impulsion, tu fais passer le groupe de 10 millions de dollars de chiffre d’affaire à près d’un milliard de dollars. C’est une magnifique success story.

Avec ton grand ami Alain Bankier, que je suis très heureux de saluer, tu crées en 2003 le groupe Saveur Food, que vous fusionnez cinq ans plus tard, en 2008, avec The Manischewitz Company. C’est là encore une très belle réussite entrepreneuriale et industrielle.

Dans l’intervalle tu es devenu Conseiller du Commerce Extérieur. Tu y fais d’emblée merveille, ton expérience personnelle des marchés français et américain faisant de toi l’un des mieux placés pour aider nos compatriotes dans leurs démarches.

C’est donc tout naturellement que tu deviens Président de la section des CCE des Etats-Unis, avant de créer le Comité Amérique du Nord des Conseillers du Commerce Extérieur, dont tu es également le Président depuis 2008. Ce Comité regroupe les 11 sections des Etats-Unis, du Canada et du Mexique. Tu donnes à la section et au Comité une formidable impulsion, apportant aux échanges franco-américains une contribution majeure et unanimement appréciée.

Et là je voudrais à travers toi, mon cher Paul, exprimer ma profonde gratitude à tous les Conseillers du Commerce Extérieur qui sont avec nous ce soir –et à ceux qui n’ont pu être là mais qui sont avec nous par la pensée. Cette équipe des CCE, dont la quasi-totalité des membres sont des amis, est un exemple pour l’ensemble de notre réseau. Ensemble, et sous l’impulsion de notre ami Paul, vous effectuez un travail extraordinaire qui allie le plus grand professionnalisme à la convivialité et à l’esprit d’entraide.

Cet état d’esprit et cette éthique m’ont beaucoup frappé dès l’origine, lorsque j’étais Consul à New York ; on la retrouve au sein du Club 600 dont je suis heureux aussi de saluer les membres – le Club 600 que tu as co-fondé il y a trente ans à New York, rassemblant de jeunes chefs d’entreprise francophones, et qui s’est étendu à Miami où tu présides encore leur destinée aujourd’hui.

Je ne veux pas trop m’étendre ici sur les multiples réalisations des CCE, que nous avons tous bien à l’esprit.

Ce que je voudrais souligner aujourd’hui, c’est que tous ensemble, vous avez été des pionniers de la diplomatie économique et vous avez largement contribué à donner corps à cette priorité aujourd’hui affichée à la diplomatie économique, dont tu es, mon cher Paul, un ambassadeur passionné.

Vous l’avez fait en fédérant les efforts de l’équipe de France économique, avec les entreprises concernées, les services de l’ambassade, Ubifrance, les chambres de commerce - et je suis très heureux de saluer notre amie Elsa Berry, présidente de la French-American Chamber of Commerce, Invest in France et tous les acteurs privés et publics.

Nous avons tous à l’esprit les Symposiums Amérique du Nord puis le Symposium Mondial des CCE qui a regroupé l’année dernière à Miami plus de 600 chefs d’entreprises venant de 45 pays différents, et qui fut un grand moment, et puis bien sûr le grand projet Taste of France qui mobilise toutes nos énergies.

This unprecedented event, Taste of France, will take place in Bryant Park at the end of September. With more than 100,000 visitors expected, it will be the largest showcase ever organized to promote France in the U.S. and worldwide. It aims to highlight the excellence of French companies and expertise and more broadly to rebrand France’s image in the U.S. and beyond. The event will be attended by Foreign Minister Laurent Fabius and other ministers.

The commitment of Paul and many of you to this project and its success is a perfect example of your dedication to France’s economic influence in the U.S. and to the Franco-American economic partnership.

Mon cher Paul, your commitment to the French-American friendship is part of your DNA and goes well beyond the economic domain. In 2003, you and three of your CCE colleagues - Jean-Pierre Heim, Patrick du Tertre, Christian Millet - co-founded the association that you co-chair, The French Will Never Forget. The objective of this association is to enhance cultural ties between France and the United States and to uphold the duty of remembrance through events it organizes to honor veterans.

As we are celebrating today the 69th anniversary of D-Day, we will never forget indeed these so many young Americans who risked and often sacrificed their young lives to restore our freedom.

For your first event, on July 4, 2003, you laid a red rose on each of the more than 60,000 graves in the 11 cemeteries for U.S. soldiers who fell during the two World Wars. On July 4, 2007, you organized a human chain of 2,500 volunteers on Omaha Beach to spell out “France Will Never Forget” in the sand. Finally, for the commemoration of the 10th anniversary of 9/11, the association erected a reproduction of the two World Trade Center towers on the esplanade of the Palais de Chaillot in Paris. This major event was the largest 9/11 commemoration ever organized outside the United States.

Comme vous le voyez, l’audace, le « Think Big » est une seconde nature chez notre ami Paul. Plus vous lui dites que la mission est impossible, plus vous pouvez être sûr qu’il voudra la réaliser. Il y a du Tom Cruise chez toi.

Mon Cher Paul,

En reconnaissance de ton engagement exceptionnel au service de notre pays et de l’amitié franco-américaine sous toutes ses formes, c’est un immense privilège et un très grand bonheur pour moi de te remettre à présent l’une des plus hautes et prestigieuses distinctions de notre pays.

Paul Bensabat, au nom du Président de la République et en vertu des pouvoirs qui nous sont conférés, nous vous faisons Officier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur.

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