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Relations économiques

Last updated on 5 février 2015
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France et Etats-Unis :
Une relation économique profonde et mutuellement bénéfique

La France et les Etats-Unis, dans la continuité des relations politiques privilégiées que les deux pays ont établies, ont des liens économiques très forts et mutuellement bénéfiques. Les échanges commerciaux et les investissements croisés soutiennent la croissance, l’emploi et l’innovation dans les deux pays.

UNE RELATION ECONOMIQUE PROFONDE

Les échanges de biens et services entre les deux pays représentent désormais environ 120 Md USD par an selon Eurostat. Les échanges commerciaux, biens et services, entre les deux pays sont croissants. Les échanges de biens s’élevaient à environ 69 Md USD en 2016, tandis que les échanges de services s’établissaient autour de 52 Md USD en 2015. De plus, le solde bilatéral des échanges est proche de l’équilibre. La France présentait en effet en 2016 un excédent commercial de 3,6 Md USD avec les Etats-Unis, soit 0,1% du PIB français et moins de 0,02% du PIB américain.

Les filières de l’énergie et de l’aéronautique contribuent pour un tiers à ces échanges. Les échanges entre les deux pays concernent tous les types de biens et services, reflétant le caractère très diversifié de la production des deux économies. D’après les données d’Eurostat, les Etats-Unis présentent un solde positif dans certains produits comme les machines et matériels électriques et électroniques (2,5 Md USD) l’aéronautique (1,7 Md USD) ou les échanges énergétiques (1,6 Md USD), tandis que la balance commerciale de la France est excédentaire dans le secteur des vins & spiritueux (3,2 Md USD), la pharmacie (1,1 Md USD) ou la parfumerie-cosmétique (1,1 Md USD).

Le Texas et la Californie sont au cœur de la relation commerciale bilatérale. Tous les Etats américains et toutes les régions françaises participent à la relation économique bilatérale, avec des disparités reflétant le poids économique et la spécialisation sectorielle de chaque territoire. Ainsi, le Texas est le premier exportateur de biens vers la France, eu égard à son rôle dans les échanges énergétiques, tandis que la Californie est le premier importateur de biens en provenance de France. Réciproquement, les régions Ile-de-France et Occitanie, cette dernière du fait du secteur aéronautique, sont très impliquées dans la relation.

LES INVESTISSEMENTS CROISES SOUTIENNENT LA CROISSANCE ET L’EMPLOI

Les investissements directs réciproques forment un élément majeur de la relation économique bilatérale. En 2015, les stocks d’investissements directs à l’étranger (IDE) représentaient 251 Mds USD de la France vers les Etats-Unis et 80 Mds USD réciproquement selon le Bureau of Economic Analysis -BEA. Les Etats-Unis sont ainsi le 1er investisseur en France et la France le 5e investisseur aux Etats-Unis. Ce lien très fort est confirmé par l’analyse des données de flux d’IDE, les nouveaux investissements français vers les Etats-Unis ayant été plus conséquents en 2015 que ceux venus du Royaume-Uni, quand la France attirait réciproquement sur la même période plus d’investissements américains que l’Allemagne.

Les IDE croisés soutiennent un nombre important d’emplois. Les 4 800 filiales d’entreprises françaises (données Orbis) employaient environ 575 000 personnes aux Etats-Unis en 2014, et en 2015, la France était la deuxième source d’IDE créateurs d’emplois (96000, données du BEA), talonnant de peu le Canada. Réciproquement, les 4 600 filiales d’entreprises américaines employaient environ 440 000 salariés en France en 2014. Les filiales françaises ont pour la plupart mis en place des programmes de soutien à l’emploi local, notamment en faveur des vétérans.

Les implantations locales d’entreprises françaises et américaines jouent un rôle clé dans les exportations des deux pays. Les filiales françaises aux Etats-Unis exportent chaque année près de 23 Md USD de biens depuis le sol américain vers des pays tiers (BEA). Réciproquement, les entreprises américaines présentes en France bénéficient d’un accès privilégié aux marchés européen et africain, et exportent chaque année environ 40 Md USD vers ces zones. Selon l’institut d’études Kantar Public, 89% des entreprises étrangères basées en France considèrent la France comme hub d’exportation vers l’Europe, et 81% vers l’Afrique.

UNE RELATION TOURNEE VERS L’ECONOMIE DE LA CONNAISSANCE

Le secteur industriel américain est le principal bénéficiaire des IDE français. Tous les secteurs bénéficient des investissements croisés. Le secteur industriel pèse à lui seul plus de 40% des IDE français aux Etats-Unis, avec 106 Md USD en stock d’investissements qui représentent 205 000 emplois directs aux Etats-Unis, d’après le BEA.

Ces IDE ont des effets de diffusion sur l’ensemble du territoire. Naturellement, la Californie, New York et le Texas sont les Etats qui attirent à la fois le plus d’IDE depuis la France et ceux qui suscitent le plus de retombées en termes d’emploi, eu égard à leurs poids économiques respectifs, mais tous les Etats sont concernés (cf. graphique). Réciproquement, l’ensemble des bassins d’emplois français bénéficient des IDE américains.

La R&D est au cœur de nos relations économiques. Les Etats-Unis sont le 1er investisseur en R&D en France (16% des investissements de R&D des entreprises étrangères selon le MENESR), et réciproquement, les entreprises françaises financent la R&D américaine à hauteur de 7 Mds USD par an, soit 12% de la R&D étrangère (BEA). Selon l’Amcham, 81% des investisseurs américains considèrent la France comme une destination attractive dans le numérique. En 2015, 421 brevets ont été déposés par des entreprises françaises aux Etats-Unis et 212 par des entreprises américaines en France.

Ces échanges économiques sont prolongés par un partenariat dans le domaine de l’innovation. Depuis 2014, le Département américain du Commerce et le Ministère français de l’Economie et des Finances organisent annuellement un dialogue économique bilatéral. Cela a permis en 2016 de conclure un plan d’action franco-américain dans le domaine de l’industrie du futur, prévoyant des actions communes en matière de formation et des études relatives au véhicule autonome, à l’impression 3D et aux objets connectés.

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